L'haptonomie s'occupe de percevoir.

Percevoir ? Rien de plus simple : nous le faisons depuis nos premiers instants.
Alors l'haptonomie est simple, le contenu des séances est simple et les découvertes sont simples.

Pour percevoir, il n'y a rien à faire.
Et on peut même préciser : pour percevoir, il ne faut pas être en train de faire.
Mais ... percevoir, c'est faire quelque chose.

C'est dans cette contradiction que s'est tissée l'histoire compliquée qui a commencé dès nos premiers instants.
Une histoire qui fait que ce n'est plus si simple.

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Parce qu'il y a :

  • ce qu'on fait et qui nous empêche de percevoir,
  • ce qu'il faut faire, quand même, pour percevoir,
  • et puis ce qu'on fait de ce qu'on perçoit
  • et ce que nous fait ce qu'on perçoit.

Et la vie depuis nos premiers instants s'est chargée de compliquer ces choses.

Pour percevoir, c'est simple : il faut s'ouvrir.
Mais s'ouvrir n'est justement pas si simple que cela.
Parce qu'il y a un risque. Notre histoire nous l'a appris.

Il nous est arrivé d'avoir été blessé. Alors on a mis une barrière de protection.
Oh ! On est bien tranquille derrière sa barrière. Sauf qu'il arrive un moment où on ne sait plus l'ouvrir.
Alors, on ne vit plus vraiment - à l'abri derrière sa barrière.
On n'a plus les blessures, c'est vrai. Mais on ne vit plus vraiment les bonnes choses, non plus.

Et on s'aperçoit qu'en fait on n'est pas vraiment à l'abri non plus.

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Pourquoi les choses se passent-elles comme ça ?
Pourquoi notre vie prend-elle ce cours, éloigné de nos aspirations ?
Pourquoi tant d'énergie dépensée, d'efforts, de fatigue ? Et cette insatisfaction ?

L'haptonomie se pose ces questions.
L'haptonomie nous pose ces questions et nous propose d'expérimenter des situations où découvrir ...

Comment être soi ? Comment goûter vraiment la vie ?
Comment je m'y prends ? Où est-ce que je me trompe ?

des situations toutes simples, à base de toucher,
qui illustrent facilement les circonstances de notre vie,
les modes de relations où nous nous perdons, les difficultés qui nous aveuglent.


Et puis l'haptonomie propose de découvrir qu'un petit quelque chose, un regard réorienté, un léger pas de côté permettent d'apercevoir des solutions, des évidences, des vérités qui étaient là, sous notre nez,
qu'on connaissait à vrai dire depuis toujours, mais dont on méconnaissait la réalité, l'effet,
l'impact qu'elles pouvaient avoir sur nos vies et sur le chemin de notre bonheur.

Comment je reçois l'autre, comme j''entre en contact, quels obstacles me retiennent ?
Et comment m'ouvrir à moi-même ? Comment mieux m'écouter pour mieux écouter l'autre ?

Des questions de première importance pour tous ceux qui se sentent un peu à côté de la vie,
pas vraiment satisfaits de leur mode d'être ou simplement qui ont envie d'explorer le plaisir d'être,
le goût de la vie, la présence à soi, à l'autre, au monde.

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Le toucher est l'outil des ces découvertes, car il est le premier contact.
Là se joue le scénario de toute relation.

Comment accueillir ? Comment aller vers l'autre ? Comment s'ouvrir ? Comment partager ?

L'haptonomie propose de le découvrir au fil de séances d'une à deux heures.

Mais avant de démarrer ces séances, il faut d'abord nous rencontrer, commencer à explorer ce mal-être
ou cette envie d'aller à la recherche de nouvelles clés de vie. Et si, effectivement, il nous semble que nous pouvons
accomplir ensemble un bout de ce chemin, alors démarrer vraiment les séances de découvertes.

L'haptonomie, c'est simple à vivre, mais c'est difficile à décrire.
Quelques personnes ayant suivi des séances avec moi ont proposé des définitions que vous pouvez trouver ici :
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L'haptonomie périnatale

L'image emblématique de l'haptonomie, c'est celle du papa qui touche le bébé dans le ventre de sa mère.
Et c'est vrai qu'un des atouts de l'haptonomie est de donner une place à l'homme durant la grossesse.
Mais cette image doit être considérablement nuancée.


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D'abord, il ne s'agit pas de toucher le bébé mais d'être touché par lui. Un mot qui parle de se laisser émouvoir. Inversion fondamentale : être touché, plutôt que toucher. Inviter est la base de l'haptonomie :
je t'offre un espace et, si tu veux, tu peux me rencontrer. Ce faisant, le papa offre à découvrir à l'enfant qu'il y a un monde hors de ce monde dans lequel il vit. Ce qui, évidemment, est d'une grande importance pour la naissance.

Mais pendant la grossesse déjà, cette ouverture est fondatrice. Ouverture du papa, qui va vers sa femme. Ouverture de la femme, qui accueille son mari. Et alors, toujours, l'enfant vient : quand il sent cet accueil, quand il sent cette bonne chose, l'enfant veut en être. Nouvelle étape : ouverture du bébé, ouverture du papa, ouverture de la maman. Mouvements d'accueil réciproques qui aident concrètement la maman à porter son enfant, parce qu'ensemble le papa et la maman ont construit ce nid douillet où vient s'occocouler le bébé.

Mais d'ouverture, bien sûr, il sera de nouveau question au moment de la naissance. Et ces découvertes alors trouveront un nouveau sens pour aider la maman à s'ouvrir à l'expérience qui vient, à se fondre dans cette grande aventure, au lieu de rester sur le bord du chemin et d'en subir toutes les difficultés.

Et puis le bébé naîtra. Viendra le moment de l'accueillir pour de bon dans ce monde-ci. De lui renouveler notre confiance.
Et, derrière l'expérience de sa grande dépendance, lui faire apercevoir le chemin de l'autonomie.

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L'haptonomie ... Pour qui ?

Pour des couples qui veulent vivre ensemble l'aventure de la grossesse.

Concrètement ... C'est quoi ?

Une suite de séances où l'on découvre l'ouverture à l'autre : les parents entre eux, les parents avec leur bébé.
Une part importante est consacrée au contact : contact des parents entre eux, contact des parents avec leur bébé.
Certaines manoeuvres sont explorées qui peuvent aider la maman à porter son enfant plus facilement.
L'ouverture au ressenti est fondamentale, qui aide à accueillir la présence du bébé pendant la grossesse et pendant l'accouchement.

Quand commencer ?

Les séances peuvent commencer avant même la conception. Pour des couples en mal de grossesse, ce peut être un moment pour explorer les questions d'enfantement, de grossesse, d'accouchement, d'éducation, qui bloquent parfois. C'est surtout l'occasion de se sortir du cadre médical qui tend alors à tout absorber : remettre au centre l'ouverture, la relation, le partage.

La ou les premières séances sont des séances d'échange sur ce que l'on imagine, ce que l'on attend, ce que l'on redoute ou espère ...

On peut commencer à rencontre l'enfant quand la maman le sent bouger, souvent entre la 12ème et la 20ème semaine de grossesse. Au-delà de 27 semaines, il est trop tard pour commencer : le bébé remplit l'espace et n'a plus cette possibilité de venir à son choix.

Quelle fréquence ?

Il est vraiment souhaitable de faire au moins 6 séances. En faire plus, c'est se donner la chance d'en découvrir plus, de nouer vraiment la relation. Après la naissance, on peut aussi faire des séances avec le bébé.

Mais en dehors de ces séances, il est essentiel que les parents prennent le temps chaque jour, ou au moins plusieurs fois par semaine, d'aller à la rencontre de leur enfant. La grossesse est un processus en marche, l'enfant change et évolue. L'haptonomie est une découverte, à laquelle il faut donner du temps. Et qui fait du bien à vivre au quotidien !

Peut-on faire d'autres préparations à la naissance en parallèle ?

Oui. Il est même souhaitable de faire au moins quelques séances sur le lieu où est prévue la naissance pour en connaître les pratiques et les principes. De même, lorsque l'accompagnement n'est pas fait par une sage-femme, il est important d'avoir le suivi médical adapté.

En revanche, certaines préparations sont contradictoires avec l'haptonomie. C'est le cas de toutes les approches qui s'appuient sur le contrôle mental, en particulier le yoga et la sophrologie. Si la dimension verbale des séances d'haptonomie est importante, ce n'est pas pour s'assurer un contrôle. Au contraire, l'haptonomie vise le lâcher prise, l'ouverture aux sensations.

Alors il faut choisir avant. Vouloir mener de front des approches contradictoires, c'est s'imposer, au jour de l'accouchement en particulier, une difficulté qui empêchera de tirer le bénéfice de l'une ou l'autre méthode.

Combien ça coûte ?

Le coût de la séance d'une heure à deux heures est de 40 €.
Cependant, le coût de l'accompagnement ne se calcule pas en multipliant ce tarif par le nombre de séances :
Nous définissons ensemble le prix global que vous êtes prêts à payer et vous payez les séances jusqu'à hauteur de ce montant..

Les séances que je propose ne peuvent pas être prises en charge par la Sécurité Sociale, au contraire de celles des sages-femmes. Mais certaines mutuelles peuvent verser des aides.

Les séances d'haptonomie individuelles

L'haptonomie dans la vie.
Quelques personnes ayant suivi des séances avec moi ont proposé ces définitions :
Découvrir qu’un petit rien peut changer beaucoup de choses.
Vivre le contact, en faire un atout, un soutien quotidien pour se relier à soi et donc aux autres.
Le bienfait de l'écoute intérieure : Qu’est-ce que je ressens vraiment, dans mon corps
L’haptonomie, c’est SENTIR, sans se poser de questions.
C’est là, recevons le.

C'est un outil qui permet d'établir ou de rétablir un contact avec soi-même, en évitant les tensions et blocages que notre culture et nore éducation nous ont appris à mettre pour nous "protéger". Elle nous permet de vivre pleinement dans l'échange et de réaliser la force que nous avons : "Il est donc possible d'avoir une réelle confiance en soi !"

Par des expériences simples utilisant le corps comme support relationnel, les séances permettent de bien ressentir les choix qui s'offrent à nous.

Peut-être un peu floues au départ, puis de plus en plus claires, les séances m'ont permis de me connaître vraiment et ainsi de savoir ce que je veux réellement faire de ma vie.

Depuis les séances, parce que je me connais mieux, j'ai davantage confiance en moi et je peux mieux faire les choix qui mènent à la vie que je souhaite vraiment. Grâce à cette approche, je connais mieux mes priorités, que se soit dans le cadre de mes projets ou de ma relation avec les autres.

Ces séances ont mis en lumière l'étendue de mon pouvoir sur la qualité de ma vie. Au fil d'un protocole précis, l'attention est orientée vers les ressentis conscients et accueillis. L'échange verbal permet de nommer et reconnaitre son vécu, d'établir des liens entre les expériences des séances et certaines situations du quotidien. Ce parcours guidé sur le chemin du ressenti m'a permis d'en re-découvrir la puissance, ainsi que ma capacité à choisir et orienter mon vécu, en relation et en contact avec ceux qui m'entourent.

Un rapport différent au monde, non plus vu, mais touché.
Au delà des paroles : comment est mon interlocuteur ? Confiant, méfiant ? Va t'il s'ouvrir, se fermer ?
Et si je mets la main sur son épaule, qu'est ce qui va se passer ?
Une meilleure compréhension du langage non verbal y compris du mien.

Et une impression de cohérence interne.

Et cette citation de l'almanach du marin breton : "Bonne amitié vaut mieux que tour fortifiée."