Rhem Mieux-être
         Un moment pour soi 
                                      ... un chemin vers soi.
                                                                                  Recevoir un massage, c'est aller à la découverte de soi.

Les modelages ou massages sont bien sûr des moments de détente, de relaxation, de bien-être. Mais précisément, parce qu'ils permettent d'effacer le stress, d'évacuer les soucis, les préoccupations, ils mettent à distance le monde extérieur et, en replaçant la sensation au premier plan, nous ramènent vers nous-mêmes. « Ah tiens ! J'ai cette jambe, j'ai cette main ». Et même, plus profondément que cela : « Cette main, qui est à moi, c'est moi, je suis là. Je suis ce bras. Ce dos, ce ventre, c'est moi, qui existe». Car la frontière entre le corps et l'être disparaît.

Dans notre société, le corps a beaucoup d'importance : le corps qu'on possède, le corps qu'on montre, cet objet qui nous valorise, à condition qu'il soit bien entretenu, bien à la mode. Mais ce regard sur notre corps justement nous en éloigne : l'individu devient un esprit sans contact avec lui. Or, ce corps, nous devons l'utiliser : nous avons besoin de lui pour nous déplacer, pour accomplir nos actions. Besoins qui le chosifient encore un peu plus. Alors comme tous nos outils, comme toutes nos machines, un jour ou l'autre, il s'enraye, tombe en panne. Le corps n'est plus qu'une source de douleurs, de désagréments. Ils ne sont guère propices à une réconciliation. Alors nous l'emmenons chez le garagiste, pour qu'il s'en occupe.

Et si on renversait la vapeur : je m'occupe de mon corps quand je suis en bonne santé. Au lieu de m'en préoccuper quand il faut essayer de réparer ce qui ne marche plus, de replâtrer ce qui présente mal, de traiter les problèmes et jamais autre chose que les problèmes. Si je profitais de mon corps quand il va bien, quand il me fait du bien.

Le massage bien-être permet cela. Pour la plupart d'entre nous, il est très difficile d'arriver à se relaxer, à laisser venir les sensations du corps. Le massage apporte cette évidence. Il impose cette perception à notre conscience et nous fait retrouver ce corps, fondation de l'être, et, du coup, nous ramène aux fondements de notre vie : qu'est-ce qui compte vraiment ? Car le corps ne ment pas. Quand on l'écoute, il dit la vérité : qu'est-ce qui importe ? Et comme le corps n'est pas autre chose que moi : qu'est-ce qui importe pour moi ? Le corps nous ramène à nous-même.

Je m'écoute, je m'accorde de l'importance. Alors, je peux écouter l'autre, respecter l'autre. Tout à coup, le massage nous amène sur un terrain où on ne l'attendait pas. J'écoute et je respecte mon corps, j'écoute et je respecte l'autre, sans me nier.

 

Mais bien sûr, il est aussi physique ! Le corps et l'esprit, c'est une même chose. Quand l'un fonctionne bien, l'autre fonctionne bien, puisque ce sont deux regards sur le même être. La peau s'assouplit, la circulation s'améliore, les toxines sont drainées, les muscles s'attendrissent. J'ai des points de douleur, d'accord, mais tant de sensations agréables, à côté, que ce n'est plus si grave : le bien-être l'emporte et emporte avec lui les tensions. Au lieu que tout s'articule et s'organise autour de mes problèmes, ce sont les problèmes qui s'effacent devant le bien-être général.

Et si je m'occupe de mon corps avant que les difficultés ne cristallisent, elles ne vont justement pas cristalliser : on peut sortir du cercle infernal où l'épaule en vient à souffrir parce qu'elle compense le blocage du coude, qui protège le poignet contre les tensions. Si on les écoute plus tôt et qu'on leur fait confiance, épaule, coude et poignet établissent la meilleure collaboration possible en attendant que les difficultés du poignet s'estompent.
 

Non pas que ces massages soient thérapeutiques : un masseur-kinésithérapeute est seul habilité à proposer un acte thérapeutique, ou une rééducation pour rétablir un fonctionnement altéré. Mais un massage de bien-être, qui implique tout le corps peut traiter les difficultés de la vie courante avant qu'elles ne deviennent problèmes. Le corps devient alors un plaisir de santé plutôt qu'un problème de santé. J'en prends soin, avant d'avoir à me soigner. Et ceci, quelque soit la technique pratiquée. Car ce qui importe, c'est l'écoute du corps, d'abord l'écoute de celui qui masse, qui entraîne celle de celui qui est massé.

Il est frappant quand s'achève un massage qu'on exprime un besoin de repos ou au contraire qu'on dise l'énergie qu'on sent en soi. Et l'on a tendance à penser que le massage nous donne cela. Mais non, et c'est encore mieux : le massage nous a rendu la perception. Première victoire simple d'écoute de soi : mon corps a besoin de repos ou d'action. Avant le massage, plein de choses me cachaient cette vérité : la nécessité de tenir le coup ou une excessive focalisation sur mes problèmes ... Il en faut peu pour que l'écart se creuse. Le massage nous remet dans cette vérité, le massage nous remet dans notre vérité. Le socle de notre vie.

Pour soi, vers soi